Partage des connaissances entre pairs
Photo: Kaleidico
Les OSC ont souvent un accès limité à des connaissances pertinentes et exploitables. En ce qui concerne les catastrophes quotidiennes, une grande partie de ces connaissances est accumulée parmi leurs pairs à partir de l’expérience locale. Les plateformes peuvent lancer des activités de cartographie et d’enquêtes, ainsi que créer des collaborations et des points d’interface pour renforcer le partage des connaissances. Elles peuvent soutenir la formalisation des connaissances par le biais de ressources et d’événements de formation.
Partage des connaissances
Selon CCOD en République du Congo, ‘Nous servons vraiment d’interface. . Nous avons l’expertise appropriée, et nous avons la capacité de mobiliser l’expertise autour de nous, l’expertise nationale, l’expertise de la société civile au sens large’. ASONOG, Honduras, a organisé huit ‘tables rondes sur la gestion des risques’ pour le partage des connaissances après l’ouragan Mitch (1998). Cette association encourage également le partage des connaissances locales et l’éducation aux niveaux local, régional et national , et a conçu un programme d’études, guidant les membres de la communauté sur le suivi à assurer en cas de sécheresse (ou autre catastrophe), grâce à des cartes des risques et des plans communautaires et municipaux. GRIDES, au Pérou, met en réseau différentes sources de connaissances dans 12 centres régionaux reliant le gouvernement local, les OSC, les universitaires, les dirigeants communautaires et les syndicats. Ceux-ci fournissent des informations et des formations au niveau local. Ils appliquent également leurs connaissances partagées dans le cadre du plaidoyer, influençant ainsi la politique nationale. NSET, au Népal, rencontre et partage avec d’autres OSC par le biais de la plateforme des OSC de la NFN. Ils participent également à un réseau spécialisé, DPNet, qui permet aux OSC spécialisées dans la réduction des risques de catastrophe de partager et de collaborer.
Cartographie
En Colombie, Fundación Azimuth souligne l’importance de rassembler des connaissances locales détaillées. Il est nécessaire, disent-ils, de ‘parcourir le territoire’, signifiant que rien ne peut se substituer aux leçons tirées des enseignements localement auprès des populations , à la reconnaissance et à la validation de leurs connaissances.
Pour PREDES, au Pérou, un point de départ important a été la création d’une carte nationale des risques afin d’identifier les menaces et les vulnérabilités les plus urgentes (voir Actions ci-dessous). Ce faisant, ils ont identifié les départements les plus exposés aux catastrophes comme un axe d’action.
Des organisations telles que NSET, ASONOG et PREDES participent à la recherche-action Vues du Front de GNDR, ce qui leur permet de rassembler, de partager et d’analyser les informations locales et de les utiliser comme base pour la planification d’actions locales et nationales.1
Partage des connaissances entre pairs : Actions
- Utilisez la cartographie pour créer une image claire des risques et des vulnérabilités.
- À l’échelle nationale, une méthode formelle – telle que le rapport Vues du Front de GNDR – peut être utilisée, ou une enquête personnalisée peut être créée à l’aide d’un outil tel que ‘www.surveymonkey.com’.
- Les plateformes peuvent intégrer des données cartographiques pour créer une carte nationale détaillée des risques, à appliquer lors de la coordination des actions et du plaidoyer auprès des gouvernements locaux et nationaux.
- Au niveau local, des outils participatifs, tels que ceux de la méthode Vues du Front ou d’autres méthodes participatives (voir note de bas de page n°7), peuvent être utilisés pour obtenir des informations sur les risques et pour impliquer les populations locales dans leur compréhension et leur utilisation.
- Évaluez si votre PNO relie efficacement les niveaux national, régional et local pour garantir des flux de connaissances intégrant des connaissances locales détaillées et des sources de connaissances techniques et autres. Si ce n’est pas le cas, développez des structures pour le permettre.
- Veillez à ce que les voix et les expériences locales soient entendues. Les connaissances expérientielles locales sont essentielles à la réduction des risques et à la réponse stratégique.
- Créez des collaborations, des centres et des tables rondes reliant différents acteurs pour partager les connaissances.